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TRACES VESTIMENTAIRES

police scientifique traces pas chaussure

Trace de semelle de chaussure de sport révélée par réactif à base de Luminol

 

En police scientifique : l’ agent spécialisé de police technique et scientifique ( ASPTS ) ainsi que le technicien de PTS ( police technique et scientifique ) sont amenés à prélever des traces de vêtements ou  « traces vestimentaires « (tissu, tricot, voire simples coutures) peuvent être découvertes (traces qui peuvent être photographiées et comparées à un vêtement donné).

On y peut ranger aussi les traces de pas (semelles, chaussettes). Elles sont peu fréquentes, souvent isolées, et retrouvées sur des supports de nature très variée (sable, terre, asphalte, plancher ciré ou verni, linoléum, papier quelconque). Selon la malléabilité du support, l’empreinte présentera ou non du relief.

En police scientifique ces traces ne sont pas toujours identifiables, soit parce qu’y manquent des éléments particuliers, soit parce que le support n’a pas permis une impression suffisamment nette ou large des particularités de la semelle.

Le relevé de ces traces sur un support non malléable (traces sans relief) ne peut se faire que par la photographie (en tenant compte des règles déjà énoncées concernant le parallélisme de la trace et de l’objectif, l’éclairement (oblique, ici) et l’échelle de  référence indispensable).

S’il s’agit au contraire de traces sur un support malléable, comme la terre (traces en relief), on peut les relever par moulage (même si ce mode de relevé est préféré, c’est une sage précaution que de procéder toujours auparavant à sa photographie par sécurité si le moulage venait à échouer).

En police scientifique ; l’identification reposera, là encore, sur la découverte et la mise en évidence de particularités communes à la trace et à la semelle suspecte.

Ainsi, dans le cas de souliers à semelles cloutées, l’ordre, l’usure ou l’absence de clous peuvent constituer autant de détails signalétiques. Pour des souliers à semelles moulées, les accidents les plus divers permettant de faire nombre de rapprochements.

Et même lorsque l’identification formelle de la chaussure est impossible (c’est-à-dire d’une trace fragmentaire par une semelle caoutchoutée, dont le relief ne présente pas de particularités suffisantes), l’examen de la disposition relative des reliefs permettra souvent de préciser au moins la pointure de cette chaussure, car si, dans une même fabrication, les dessins des chevrons sont identiques, leur disposition varie en fonction de la pointure, cela en raison du découpage périodique de la feuille plastique, période qui varie selon les pointures mais reste constante dans une pointure donnée (si bien que l’on peut toujours espérer quelque renseignements d’une empreinte de semelle).

Quelquefois, un ou des corps étrangers, accidentellement fixés à la semelle, pourront contribuer à son identification ; parfois, au contraire, ce sera un orifice.

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