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TRACE PAPILLAIRE

police scientifique trace papillaire digitale

Trace papillaire digitale révélée sur une assiette à l’aide de poudre dactyloscopique noire.

On peut-on trouver des traces dentaires ; elles sont bien peu fréquentes et n’apportent que rarement la preuve recherchée (à moins qu’elle ne puisse être établie à partir d’une particularité, d’une anomalie de la denture qui se retrouve dans les corps mordus (pain d’épice, chocolat, fruits, etc…).

C’est la trace papillaire digitale et les résultats des prélèvements  » ADN  » qui, le plus souvent, sont les plus décisive… Ce sont les méthodes de signalement ou d’identification dont les valeurs sont les plus importantes.

Le plus souvent, l’identification d’un individu à partir d’une trace papillaire est simple et rapide en raison de l’infinie variété des dessins.

L’identification de la trace papillaire par la police scientifique …

L’identité s’établit par la coïncidence de caractères dits analytiques (arrêt de ligne, lac, ilot, bifurcation, etc…) ; plus le dessin est compliqué, plus l’identification est facile : si l’on suit avec une pointe sèche chacune des lignes en partant soit du centre de figure soit du delta, on constate, en cas d’identité, que toutes ces coïncidences se retrouvent aux mêmes endroits avec une structure absolument identique ; en cas de non-identification, au contraire, ces caractères analytiques seront disposés différemment, et même si quelques-uns d’entre eux se retrouvent aux mêmes endroits, on constaterait des divergences pour tous les autres.

Avant tout, la valeur de la méthode utilisée par la police scientifique réside :

  • dans l’immuabilité du dessin, qui se constitue dès le quatrième mois de la vie intra-utérine (l’enfant vient au monde avec ses empreintes) et qui persiste après la mort (tant que la putréfaction n’est pas complète, il est possible de les relever sur le cadavre) ;
  • dans l’inaltérabilité du dessin : même la desquamation permanente des cellules épidermiques n’altère en rien ce dessin ; les accidents superficiels de la peau ne l’altèrent pas davantage car, après guérison, le dessin se reproduit d’une manière identique
  • seules les lésions profondes, qui affectent le derme, vont détruire le dessin papillaire ; une cicatrice en subsistera mais jamais le dessin ne se refera d’une manière différente ;
  • dans l’individualité  du dessin : il est impossible de rencontrer deux empreintes absolument identiques provenant de doigts différents (si, dans leur ensemble, quantité d’empreintes peuvent présenter des ressemblances, l’examen détaillé du dessin montre immédiatement  des dissemblances irréductibles).

Leur immuabilité, leur inaltérabilité, leur individualité font ainsi des dessins épidermiques un moyen primordial de signalement et d’identification.

Quelle est la probabilité d’erreur dans la reconnaissance d’un individu par un de ses dessins épidermiques (trace papillaire ou empreinte digitale) ?

En admettant que tous les détails rencontrés sur une trace se ramènent, schématiquement, à deux arrêts de lignes et à deux bifurcations en sens opposés, le nombre de combinaisons possibles entre ces caractères, dits analytiques, permet de la calculer théoriquement dans une large approximation déjà…

On peut en effet démontrer statistiquement, par arrangement de ces caractères avec répétition de ces seules coïncidences, que lorsque leur nombre croît en progression arithmétique, les probabilités de confusion de deux empreintes de ce type diminuent en progression non pas arithmétique, mais géométrique : autrement dit, deux coïncidences identiques ne pourraient se rencontrer que sur 4(exposant2) empreintes, trois sur 4(exposant3), quatre sur 4(exposant 4). Et si l’on arrive a dix-sept (nombre de coïncidences qu’il est souvent possible de retrouver sur une trace, malgré son caractère fragmentaire ou lacunaire), il n’est plus de risque de confusion que sur 4 (exposant 17)(cela représente déjà, en première approximation, un nombre de 17 179 869 184. Or sur l’empreinte entière, le nombre de caractères avoisine ou dépasse la centaine… On aboutit alors à une quantité de possibilités de combinaisons sans redites qui exclut d’en rencontrer deux identiques, non pas sur 4(exposant 17) mais sur 4 (exposant 100) soit un nombre de 60 chiffres!

Mais encore ne s’agit-il là que d’une donnée toute théorique : les circonstances de temps, de lieu, de fait, ramènent généralement la suspicion à quelques personnes seulement, et non à la population entière de la Terre… En pratique, on peut donc affirmer formellement l’identité sur un échantillonnage de 12 coïncidences, prises au hasard des possibilités offertes par la trace (telle est du moins la règle pour la police scientifique ; en France…).

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