ASPTS : Fabrice, agent spécialisé de police technique et scientifique  affecté en service régional d’ identité judiciaire ( SRIJ ) 2ème partie.

Si vous avez manqué la première partie de l’ interview ; c’est ICI.

ASPTS police scientifique laboratoire

(Si vous arrivez sur cette page sans avoir vu la première partie de cette interview : CLIQUEZ ICI )

– Nous voici se retour. Alors Fabrice peux-tu décrire à nos lecteur ta journée type ?

En bien en fait, je n’ai pas une seule et unique journée type, mais plutôt deux.

Les périodes dites « d’astreintes judiciaires » et… le reste du temps dirons nous..

Lorsque l’on est « d’astreinte », durant une semaine, on reçoit des appels téléphonique sur le téléphone de la permanence judiciaire  et l’on part directement sur le terrain avec les OPJ ( officier de police judiciaire ). Les affaires peuvent être des viols, braquages, homicides, incendies, décès suspects et leurs autopsies …)

Et la seconde journée type, elle, se passe le plus souvent au bureau à la réalisations des albums photos et rapports Et également  au labo pour réaliser les travaux techniques de recherche de traces sur les objets prélevés sur les scènes d’infractions.

– Quand je pense à toutes les scènes de crimes que tu as « foulées du pied », je me dit que cela n’est vraiment pas un métier comme les autres ? Cela doit souvent être pénible ?

Il est certain que c’est un métier « particulier », nous voyons régulièrement…trop…régulièrement des abominassions difficilement racontables…dans les détails j’entends.

Le plus difficile dans la profession sera toujours les cas de décès de jeunes enfants. En général, les ASPTS ou techniciens du service qui n’ont pas d’enfants se portent volontaires pour alléger la « charge psychologique » forte pour celui qui à un ou plusieurs enfants…VRAIMENT DIFFICILE.

– Je te vois ému par tout cela. Qui peux ne pas l’être ? Comment « gères-tu » le fait de cotoyer, durant la période de l’enquête tout du moins, des criminelles « abominables » pour reprendre ton expression ?

Nos sommes des assistants de la Justice.

Nous ne sommes pas la pour nous substituer à elle.

C’est à la justice de décider de la culpabilité ou non d’un « présumé innocent ».

Cela étant dit, il est clair qu’en participant si fortement à l’enquête on peut se forger une forte conviction de la culpabilité d’un individu.

Mais cela ne doit jamais influencer de quelques manières que ce soit, le bon déroulement de l’enquête, de la scène de crime jusqu’à la présentation devants les magistrats.

On reste ZEN même devant le pire assassin pédophile …Ce n’est pas toujours facile mais on y arrive…

 

A suivre…

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