Travailler sur un cadavre : un sujet rude… Ceci est néanmoins essentiel dans la pratique de la police technique et scientifique ( PTS ) sur les scènes de crime ou bien en salle d’autopsie.

Si vous êtes intéressé(e) par la police scientifique  » de terrain « , vous allez inévitablement être amené(e) à travailler avec des cadavres.

autopsie cadavre
Je dis «  avec le cadavre  » car dans la pratique en PTS ( Police Technique et Scientifique ) vous serez amené(e) à :

  • photographier des cadavres
  • toucher des cadavres
  • manipuler des cadavres (couper les liens d’un cadavre ligoté, par exemple)
  • effectuer des prélèvements sur les cadavres
  • et… gérer votre psychologie face aux cadavres dans des affaires criminelles !

 

Le sommaire de cet article sur le cadavre :

L’odeur du cadavre

La vue du cadavre

Toucher et manipuler un cadavre

Prélèvements sur cadavre

Autopsies de cadavres

Et côté psy, çà va comment ?

Alors, prêt(e) ?

L’odeur du cadavre

Sur une scène de crime, souvent, bien avant de voir le cadavre, on le sent.

Depuis l’odeur du sang, en passant par l’odeur de la chair brulée, jusqu’à la putréfaction des cadavres… et j’y ajouterai les odeurs des poudres brulées, lors de fusillades par exemple… Comment composer avec tout cela pour travailler dans de meilleurs conditions « odorantes » ?

Ces odeurs sont très tenaces et imprègnent vos vêtements. Ce sont des variables pas très agréables. Mais une solution simple et efficace existe depuis que l’homme a dût se pencher sur le cadavre de son prochain afin de révéler la vérité.

Avant de revêtir vos gants et votre combinaison de technicien de scène de crime, appliquez un peu de baume à la menthe sous votre nez.

Je dis bien  » très peu  » car sinon le remède devient pire que la nuisance olfactive liée au cadavre.

 

La vue du cadavre

La vue du cadavre peut être très différente d’une affaire à l’autre.

Depuis la mort naturelle jusqu’aux actes de cruautés et barbaries les plus sordides… nous entrons ici dans des visions horrifiantes parfois.
La nature humaine conduit parfois à des actes difficilement racontables.

On supporte ou bien on ne supporte pas la vue d’un cadavre, il n’y a pas « d’entre-deux ».
Mais il y a des jours avec et des jours sans et le pire dans la profession de policier scientifique est de travailler sur des décès d’enfants d’origines criminelles….

 

Toucher et manipuler un cadavre

Dans une enquête de police, il va falloir interagir avec des corps humains... c’est inévitable si vous travaillez sur le terrain au cœur de la scène de crime.

Couper la corde retenant un corps pendu à une poudre, chercher des traces et indices dans une mer d’asticots à l’odeur pestilentielle.

C’est aussi cela que travailler sur une enquête criminelle… il faut y être préparé(e) !

La première fois est souvent marquante… Mais personnellement, avec les années et le nombre d’affaires traitées, je ne me souvient plus de mon premier cadavre.

 

Prélèvements sur cadavre

Vous prélèverez les accessoires et vêtements des victimes.

Vous effectuerez régulièrement des relevés d’empreintes digitales sur des cadavres correspondants à des personnes inscrites dans la base de données du FAED ( Fichier Automatisé des Empreintes Digitales ) afin de valider leurs identités respectives.
Les prélèvements intrusifs (intra-corporels) seront effectués par le médecin légiste au moment de l’autopsie. Vous en effectuerez les clichés photographiques.
Il vous faudra parfois effectuer des prélèvements autour des orifices balistiques ainsi que sur les mains des victimes à l’aide de tamponnoirs idoines.

 

Autopsies de cadavres

L’avantage principal du travail sur un cadavre en salle d’autopsie, c’est le confort de travail.
L’éclairage de la salle d’autopsie permet la réalisation de clichés photographiques macroscopiques de qualité.
L’utilisation des techniques de recherche à l’aide de générateurs optiques à longueurs d’ondes variables et plus particulièrement à l’aide de la bande UV ( Ultraviolet ), y est bien plus aisée.

Si la salle d’autopsie est bien équipée vous disposez d’une bonne extraction de l’air ambiant ainsi qu’un générateur d’odeur masquant les odeurs des cadavres putréfiés.

Ce n’est pas un environnement de travail qui fait rêver beaucoup de personnes… j’en conviens… Mais travailler dans ces conditions en bien plus efficient que de travailler couché sur le vendre dans une canalisation des égouts ou une jambe humaine a été découverte.

 

 

Et côté psy, çà va comment ?

Quels sont les dégâts de côtoyer ainsi ces cadavres tout au long des affaires criminelles qui s’enchainent jour après jour, semaine après semaines, mois, années… ?

Et pourquoi forcément dégâts ?

Même si le travaille de police scientifique est essentiel et justifie totalement de travailler régulièrement avec et sur des cadavres ; il n’en est pas moins éprouvant psychologiquement.

C’est une charge psychique qui se cumule autopsie après autopsies… Il ne faut pas la prendre à la légère… surtout pas.

Un malaise peut s’installer avec le temps.
J’ai souvenir d’une journée de « soutien psychologique » au service avec une psychologue qui est repartie du SRIJ (Service Régionale d’ Identité Judiciaire ) choquée et abasourdie de prendre connaissances des modes opératoires et détails des affaires sur lesquels nous travaillions à l’époque !

Tout cela pour vous dire que si votre psychologie « digère » mal une affaire particulièrement immonde (pédophilie…) que vous traitez, parlez-en aux membres de votre service avant tout. Ils vous comprendrons mieux (professionnellement) que votre meilleur(e) ami(e).

Si vous souhaitez en parlez à des amis proches, n’entrez surtout pas dans les détails des crimes auxquelles vous avez à faire, si vous ne voulez pas anéantir le moral de vos amis venus vous soutenir moralement.

Et si cela devient une corvée… le moment est arrivé d’effectuer une mutation en laboratoire de police par exemple pour ne plus subir cette charge émotionnelle qui prend le pas sur votre vie personnelle.

Il arrive que des passionné(e)s de criminalistique qui passent un concours de police scientifique et deviennent ensuite ASPTS ( Agent Spécialisé de Police Technique et Scientifique ) ou technicien PTS et qui une fois sur le terrain se rendent compte qu’ils ne peuvent pas travailler sur une scène de crime avec une corps mutilé. Pour vous éviter cela, un conseil vous attend dans cet article (« Obtenir son concours PTS puis démissionner »).

Si vous avez des questions ou bien remarques concernant cet article, merci d’utiliser les commentaires en bas de page.



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