L’analyse scientifique occupe une place sans cesse plus importante dans l’enquête criminelle, notamment depuis la vulgarisation des techniques de détermination de l’ ADN (Acide Désoxyribo Nucléique) et le développement des outils de biologie moléculaire.
La génétique judiciaire est sans aucun doute de toutes les disciplines, celle dont les progrès ont le plus profité à la criminalistique.

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Quel est donc le rôle de l’analyse génétique, son importance et ses limites dans le domaine judiciaire ?

Tout individu laisse des traces biologiques dans notre environnement.
Dans le cadre d’une affaire judiciaire, les traces et indices biologiques laissés par l’auteur ou la victime doivent être suffisamment discriminants pour être utilisés comme outil d’identification et de comparaison.

La notion de variabilité entre personnes, ou « polymorphisme », intéresse donc depuis longtemps les spécialistes en biologie judiciaire.

La molécule d’ADN répond à trois principes fondamentaux indispensables pour son utilisation en criminalistique :

  • unicité,
  • stabilité,
  • reproductibilité.

 

L’ADN nucléaire d’une personne est présent et identique dans le noyau de toutes les cellules de son organisme (excepté dans les globules rouges) durant toute son existence.

L’analyse du lien matériel entre les traces et indices laissés par l’auteur des faits et la victime est toujours comparative.
En effet, l’analyse de l’ADN recueilli à partir de différents supports, sur les lieux, prend toute son importance quand les ADN des suspects appréhendés leur sont comparés.

Calqué sur le FAED ( Fichier Automatisé des Empreintes Digitales ) et à l’instar des pays européens nait en France le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques ( FNAEG ).
Celui-ci permet la comparaison non seulement entre une trace génétique et l’auteur dans le cadre d’une enquête, mais en rapprochant les caractéristiques génétiques du prélèvement de celles d’une base de données nationale, ce fichier permet outre la comparaison trace/suspect, un élargissement de l’investigation d’une enquête en cours par des comparaisons de type personne/personne, trace/trace ou trace/personne en dehors de toute notion de temps et de lieu.

La méfiance suscitée par l’exploitation de l’ADN impose la mise en place d’un cadre juridique strict qui notamment définit les régions d’ADN à analyser afin d’homogénéiser les données transmises au fichier par les différents laboratoires experts et permet ainsi l’échange de données.

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